Ainsi s'achèvent mes années "Jeunes Cavaliers" ...

Ainsi s'achèvent mes années "Jeunes Cavaliers" ...
Cela fait trois ans que j'ai posé mes valises à Saumur. Trois ans et pourtant, jusqu'à cette année, je n'avais jamais pu courir les Championnats de France organisés à l'ENE chaque mois d'octobre. La Toussaint était ainsi devenue une semaine noire où je regardais mes amis se battre pour une médaille sur ce terrain que je chérissais tant sans que je puisse, moi aussi, participer à la bataille.

2008 – Mistral du Coussoul – Cette fois-ci, nous étions sur les listes de départ. Prêts à défendre nos chances, prêts à tout tenter, prêts à clore cette magnifique année ensemble.

Lorsque nous prenons le chemin de la détente, jeudi matin, le froid nous glace le sang et la pluie tambourine sur le toit du manège Cordier. Mistral est serein, nous nous réchauffons progressivement et je ne sens pas la moindre vague de stress m'envahir. Ce concours sera ma dernière épreuve « Jeunes Cavaliers », je veux juste profiter de chaque minute que nous allons passer sur le rectangle.

Pour l'occasion, le Grand Manège des Ecuyers s'est habillé de fleurs de toutes les couleurs, de cabines en bois prêtes à accueillir les juges, et de pancartes à l'effigie des différents partenaires de cette grande manifestation. Notre première reprise sera très propre, sans la moindre faute, nous valant une 4ème place au provisoire. Un début satisfaisant et sans surprise, un podium à portée de main, des espoirs restés intacts.

Le vendredi, nous partons sur le Saint Georges avec plus de brio que la veille. Une fois de plus, nous ne commettrons pas de vraie faute. L'arrêt avant le reculer pourrait être un peu plus marqué, la première demie-pirouette au pas légèrement plus petite, les lignes de changements de pied plus fluides. Aux dires de beaucoup, cette reprise restera pourtant notre meilleure performance de l'année, mais les notes seront étrangement moins bonnes que la veille. Nous conservons cependant notre 4ème place dans l'épreuve ainsi qu'au cumulé des deux jours. Avant la Kür, nous sommes trois à pouvoir prétendre à la troisième marche du podium ... Julie en compagnie de Worldflash nous devancent de trois centièmes tandis que Raphael et Olivi nous talonnent avec six centièmes de retard.

17h09, samedi ... Chaque siège de la tribune A est occupé et les tribunes latérales, bien qu'un peu plus clairsemées, comptent tout de même quelques spectateurs. A la détente, Mistral vole, je suis concentrée, décidée à me battre jusqu'au bout. Lorsque nous rentrons autour du rectangle, les notes d'Olivi tombent ... « Avec 67% sur cette RLM, Raphael Thomas reprend la tête de ce championnat ». Les résultats de Camille et d'Antoine, respectivement 1er et 2ème au provisoire, n'étant pas encore connus, je comprends alors que Julie a perdu sa troisième place et que, pour m'emparer de la médaille de bronze, il me suffit d'égaler la moyenne que je viens d'entendre résonner dans le grand manège.

Les notes de « l'Etrange Noël de Mr Jack » s'élèvent, j'augmente la pression de mes jambes d'un cran, et nous faisons notre entrée. Je sais que pour conserver notre avance, nous devons prendre des risques. Je monte donc chaque mouvement plus fort, et déroule la kür sur un rythme d'enfer qui me vaut de composer avec mon tracé car je me retrouve systématiquement en avance sur nos changements de musique.

Une dernière traversée de manège. Un sourire rempli de bonheur ... Les tribunes se déchaînent et nous sortons du manège avec le sentiment du devoir accompli. Ce soir, si les notes ne sont pas au rendez-vous, je n'aurai pas de regret, nous avons donné le maximum de ce que nous pouvons offrir aujourd'hui. L'attente qui suit est interminable et ma main tremble lorsque je décroche mon téléphone ... Un long silence ... 68,050% ... La médaille de bronze nous appartient donc. J'ai du mal à y croire et ne réaliserai qu'une fois sur le podium.

L'année dernière, Joeris m'avait offert cette même place. Cette fois-ci, c'est Mistral qui m'aura accompagné jusque-là. Une 4ème place par équipe aux Championnats d'Europe et une Médaille de bronze aux Championnats de France, ainsi s'achève donc notre belle saison 2008 ... Parce qu'une chose est sûre, c'est que Mistral a toujours répondu présent et que je sais qu'il ne me fera jamais défaut.

# Posted on Tuesday, 04 November 2008 at 5:30 PM

- Elle -

- Elle -

Elle s'appelle Minelli du Montroyer.

- Elle -

Elle fait désormais partie de ma vie aux côtés de Mistral.

- Elle -

Je vous en parlerai plus tard, lorsque les Championnats seront terminés ...


La route sera longue, mais une chose est sûre, c'est que - Elle - je l'aime déjà.

- Elle -

# Posted on Thursday, 30 October 2008 at 3:24 PM

- Elle -

- Elle -

- Elle - Vous la découvrirez bientôt.
- Elle - C'est un véritable challenge.


Arrivée prévue le mercredi 29 octobre, 20h ...


- Elle -

# Posted on Thursday, 23 October 2008 at 10:40 AM

Edited on Friday, 24 October 2008 at 5:53 PM

Avancer un pas après l'autre. Patiemment, sereinement, passionnément ...

Avancer un pas après l’autre. Patiemment, sereinement, passionnément  …


Nous n'avions pas retravaillé avec Philippe depuis les Championnats d'Europe. Retour aux sources, verdict du grand chef. Recommencer encore et toujours avec la même énergie. Se perdre dans un nuage de conseils passionnés jusqu'à en perdre haleine. Retrouver le sourire aux lèvres celui qui, à cheval et par cette confiance aveugle que j'ai en lui, me ferait gravir des montagnes.

Parce que toute ma vie est ailleurs mais que Philippe est ici.

Retour à Saumur. Avancer un pas après l'autre. Patiemment, sereinement, passionnément ...

# Posted on Wednesday, 01 October 2008 at 2:55 PM

Grandir ... Adieu, Pays Imaginaire.

Grandir ... Adieu, Pays Imaginaire.
Savez-vous ce qu'il reste lorsque, l'espace d'une semaine, vous avez vécu dans un monde qui semblait fait sur mesure pour vous ?

Il reste la peur ... Peur de ne pas repartir, de ne pas recommencer. Peur d'avoir touché du doigt un rêve et de ne plus pouvoir le revivre. Peur que le rideau se soit refermé une dernière fois pour ne plus jamais se rouvrir. Peur que tout cela ne se transforme qu'en un souvenir sans avenir.

Au delà de l'envie, au delà du simple caprice, une nécessité. Celle de pousser l'aventure encore plus loin, beaucoup plus loin.

Commence alors une courte période où le silence est salutaire. Le temps de réfléchir. Le temps d'écrire. Créer, encore et toujours. Imaginer, dessiner, inventer ... Sans cesse avancer dans cet inconnu pour donner vie à des personnages qui vous accompagnent depuis toujours sans que vous n'ayez jamais réussi à en distinguer réellement les traits nets qui les auraient immédiatement transformés en êtres concrets ...

C'est alors que vous osez, pour la première fois, prendre le risque de vous lancer dans cette partie de cache-cache qui vous attend depuis plusieurs années déjà et dont vous reculiez systématiquement la confrontation par peur de voir à jamais ce bébé auquel vous tenez tant s'écrouler sous le poids de la réalité du monde.

Parce que passer de l'imaginaire au concret, c'est aussi accepter de quitter la petite fille qui est toujours restée soigneusement blottie dans un coin de votre c½ur. Refermer la porte de l'enfance et de son insouciance pour se confronter à la vie d'adulte.

J'aurais tant aimé être comme Peter Pan. Ne jamais avoir à grandir. D'une certaine manière, parce que je me surprends tout le temps à rêver, la tête dans les étoiles et les pieds sur terre, je sais que je ferai toujours partie de ces « enfants perdus ». Mais aujourd'hui il est temps d'avancer sans peur, avec détermination.

Alors adieu, Petite fille. Adieu, Pays Imaginaire ...

# Posted on Thursday, 18 September 2008 at 3:34 PM

Edited on Friday, 19 September 2008 at 5:20 AM